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Petits contes de Sofia

Ecrits avec tendresse, joie, poésie et légèreté, ces Petits contes de Sofia sont une célébration en paroles et en image des compagnons du monde animal et végétal, qui partagent avec nous l’aventure de la vie terrestre.

A l’heure où la vie quitte notre planète à cause de comportements humains insensés, il est bon de se poser, de se laisser émouvoir par la beauté et la symbolique singulières des êtres et des choses qui nous entourent. Dans les circonstances parfois dramatiques de nos existences, ne perdons jamais le sourire, source de joie et d’harmonie entre le corps et l’esprit, au sein du grand mystère qu’est le monde.

Zébramorphose

Il était une fois un jeune zèbre qui médita de longues années cette parole entendue de la bouche de son grand-père : « Laisse l’amour et la sagesse devenir tes deux ailes. » Le vieillard affirmait avoir vu de ses yeux un vénérable zèbre, yogi accompli, s’être ainsi envolé puis transformé en arc-en-ciel. La zébramorphose se produisait quand on atteignait les samadhi divins dans la savane.
Lorsqu’un pincement douloureux lança le jeune méditant entre les omoplates, il s’isola dans les hautes herbes pour une méditation de plusieurs jours. Il ne mangeait pas, ne buvait pas. Toutes ses cellules vibraient, leur ADN reprogrammé.
Après un mois une transmutation totale s’opéra. Les rayures de son pelage se propagèrent sur les ailes diaphanes d’un merveilleux papillon, posé à la base de l’encolure. Chaque battement d’ailes procurait un sentiment de douce félicité au zèbre à la conscience pluridimensionnelle.
Il s’éleva soudain dans les airs avec un hennissement qui figea ses congénères et la Terre trembla quand retentit son cri, un HOULOU HOULOU HOUNG PHAT, qui déchira le ciel. L’équidé céleste au corps de lumière et d’amour voyageait dans tous les univers et les multivers pour accomplir sa mission : ramener sur notre planète les populations d’animaux terrestres et marins disparus depuis les débuts de la 6eme extinction massive.

Le singe transfiguré

Au noeud des brûlantes souffrances de la cruauté et de la captivité, au cœur de l’innocence nue et désarmée, le baume de la paix spontanée source des profondeurs de l’être. Et le jeune singe, enchaîné au joug de l’inhumanité de l’homme, médite... transfiguré par la grâce de sa nature éveillée.

La question de Monsieur Chat


- Monsieur Chat, vous auriez pu poser la question dans l’autre sens. Quel est l’interêt de vivre ? Quand on sait pourquoi on vit, on sait aussi pourquoi on meurt.
- Quand on comprend cela, est-ce qu’on vit encore ? Est-ce qu’on meurt encore, demanda Monsieur Chat ?
- Oui, Monsieur Chat, on vit et on meurt encore. Mais dans l’amour. Comme le disait Soeur Emmanuelle, l’amour est plus fort que la mort. Et cela je l’ai pleinement compris lorsqu’elle a quitté son corps. En fermant ses yeux, elle a ouvert les miens.
sofia sr
Et vous, quelle réponse feriez-vous à Monsieur Chat ?

La luciole et le serpent

Il était une fois un serpent qui poursuivait une luciole pour la dévorer. Le petit insecte voltigeait sur les brins d’herbe qu’elle pailletait de sa lumière. Elle tentait d’échapper à son prédateur mais en vain. À bout de souffle, elle fit halte sur la pointe effilée d’une feuille d’iris. Le reptile l’avait rattrapée et elle n’avait plus la force de s’enfuir.
- Je peux te poser 3 questions, demanda-t-elle ?
- Ce n’est pas dans mes habitudes de satisfaire la curiosité de mes proies, mais que veux-tu savoir avant que je te mange ?
- Première question : Est-ce que je fais partie de ta chaîne alimentaire ?
- Non !
- Deuxième question : Est-ce que je t’ai offensé ?
- Non !
- Troisième question : Alors, pourquoi veux-tu me manger ?
- J’ai faim de ta lumière, répondit le serpent qui bondit et ne fit qu’une bouchée de la jolie mouche iridescente !
L’animal à sang froid fut incommodé au contact de la douce chaleur de la luciole. Saisi d’un spasme, il la recracha et elle s’envola d’un trait de lumière, plus étincelante que jamais.
Moralité : comme la luciole, tu brilles de ta propre lumière, illuminant ton chemin. C’est insupportable à certains qui jalousent ton éclat... Éloigne-toi d’eux, sans oublier le plus grand danger : ta propre ignorance, symbolisée par le serpent. Veille à ne pas laisser ta nuit intérieure avaler ta lumière. Ne renonce jamais à être qui tu es et continue d’illuminer le monde de ta flamme.


L’éléphante et le lionceau

Il était une fois une lionne et son petit qui traversaient la savane. Sous un soleil de plomb, la terre était brûlante et le lionceau s’épuisait. Il restait une longue distance à parcourir jusqu’à la rivière où il pourrait enfin se désaltérer et se reposer à l’ombre d’un bosquet d’acacias faux-gommiers aux larges feuillages plats, tels des nuages en éventail.
Une éléphante croisa leur chemin et elle entendit les gémissements du lionceau. Il gisait au sol et sa mère tentait vainement de l’inciter à avancer. Alors l’éléphante s’approcha et doucement le souleva. Il se lova au creux de sa trompe, sous l’œil médusé d’un photographe qui immortalisa la scène. Non, les sociétés humaines n’ont pas le monopole du cœur et dans la savane on s’entraide autant sinon plus que sur les trottoirs de nos grandes villes.

Proie de mes proies ?

To be or not to be, médite Hamlet, le chat aux yeux d’or, dont le regard brille de l’avidité insatiable des prédateurs...

Qui suis-je quand je me rêve dans un corps de chimère trans espèces, paré d’écailles scintillantes et de plumes chatoyantes ? Suis-je le chat, ou bien le rêve de mes proies qui volent à travers le ciel ? Suis-je le chat ou bien le rêve de mes proies qui nagent dans la rivière ?

Et le félin de s’alarmer : Suis-je le rêve des poissons et des oiseaux que je dévore le jour, mais qui, la nuit, me dévorent en rêve ? Moi, le prédateur, suis-je la proie de mes proies ?










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